Le chevreuil est le plus petit cervidé de nos campagnes. Discret et vif, il vit entre le bois, qui l’abrite, et les prés, où il se nourrit.
Son nom scientifique est Capreolus capreolus. Le mâle s’appelle le brocard, la femelle la chevrette.
© Jérôme Baron-Campos
Le chevreuil est le plus petit cervidé de nos campagnes. Discret et vif, il vit entre le bois, qui l’abrite, et les prés, où il se nourrit.
Son nom scientifique est Capreolus capreolus. Le mâle s’appelle le brocard, la femelle la chevrette.
Le chevreuil porte un pelage roux en été, puis gris-brun en hiver. Sous la queue, presque invisible, une tache claire appelée le miroir s’étale quand il s’inquiète : c’est un signal d’alerte pour ses congénères.
Seul le brocard porte des bois, courts, avec au plus trois pointes de chaque côté. Il les perd à la fin de l’automne et les refait pendant l’hiver, couverts d’une peau duveteuse : le velours. Le cerf, lui, est bien plus grand, et ses bois bien plus ramifiés.
Photo à venir : Chevreuil en pelage d’hiver, gris-brun, avec son miroir blanc
© Jérôme Baron-Campos
Le chevreuil se nourrit par petites bouchées, en choisissant les pousses les plus tendres. Il sort surtout à l’aube et au crépuscule, et reste à l’abri du bois pendant la journée.
Le rut a lieu en plein été : le brocard poursuit la chevrette en lisière, parfois en tournant en rond. L’embryon reste ensuite en pause plusieurs mois et se développe seulement à partir de l’hiver. Les faons naissent ainsi en mai ou en juin, au moment où la nature offre le plus de nourriture.
Quand il est surpris, le chevreuil pousse un aboiement rauque, puis s’enfuit par grands bonds.
Pendant ses premières semaines, le faon tacheté reste couché dans l’herbe haute, immobile. Sa mère le laisse seul pour aller brouter, et revient régulièrement l’allaiter.
Si vous croisez un faon seul, laissez-le où il est et éloignez-vous : sa mère l’attend à proximité. Il ne faut jamais le toucher, car l’odeur humaine pourrait la pousser à l’abandonner.
Un jour de juin, une chevrette et son faon se trouvaient près d’une haie. Je suis resté immobile derrière elle, à bonne distance. Ils ont poursuivi leur chemin en toute tranquillité, ignorant ma présence.
Le faon portait encore ses taches blanches, et il suivait sa mère pas à pas. C’est l’une de mes rencontres préférées, justement parce que je l’ai vécue en toute discrétion.
Le chevreuil a l’ouïe et l’odorat très fins. Je l’approche en tenant compte du vent, et je compense la distance par la focale. Ses heures d’activité, à l’aube et au crépuscule, demandent aussi de bien gérer la lumière qui baisse.
Le brocard aux bois en veloursQuand la lumière baisse : les chevreuils au crépusculeLe pré fauché, une table ouverte