Les chevreuils sont surtout actifs à l’aube et au crépuscule. C’est une chance pour l’ambiance des images, et un vrai casse-tête technique : au moment où les animaux sortent du bois, la lumière disparaît à toute vitesse.
Réglages en bref
- Vitesse plancher 1/250 s
- Ouverture f/8, ou f/5.6 sans multiplicateur
- Sensibilité 4000 à 6400 ISO
- Matériel Canon EOS RP, 100-400 mm et multiplicateur 1.4x
Trois réglages, dont un bloqué
Avec le multiplicateur 1.4x, mon téléobjectif ouvre au mieux à f/8 à 560 mm. Il me reste donc deux leviers : la vitesse et la sensibilité.
- La vitesse doit rester assez élevée, sinon le moindre mouvement de l’animal rend l’image floue.
- La sensibilité peut monter, au prix d’un grain plus visible.
Fixer une vitesse plancher
Je m’impose une règle simple : je ne descends pas sous 1/250 s pour un chevreuil, même calme. En dessous, un simple mouvement d’oreille ou de tête suffit à abîmer la netteté. Mes images de crépuscule le confirment :
- brocard et chevrette en lisière : 1/320 s, f/8, 4000 ISO ;
- brocard dans le pré fauché : 1/250 s, f/8, 6400 ISO.
Quand 1/250 s exige plus de 6400 ISO, il est temps de ranger l’appareil… ou de retirer le multiplicateur.
Retirer le multiplicateur : gagner un diaphragme
Une fois le multiplicateur retiré, le 100-400 mm ouvre à f/5.6 à 400 mm. C’est un diaphragme de gagné : la même photo devient possible à 3200 ISO au lieu de 6400. En contrepartie, l’animal paraît plus petit dans l’image. Quand la lumière baisse vraiment, c’est souvent le meilleur compromis.
Au crépuscule, mieux vaut une image un peu granuleuse mais nette qu’une image propre mais floue : le grain se voit, le flou de bougé se voit encore plus.