Suivre un petit oiseau dans les buissons est épuisant et souvent décevant. Il est bien plus efficace de repérer les endroits où il aime se poser, et de l’y attendre. Beaucoup d’oiseaux reviennent toujours aux mêmes perchoirs : ils leur servent de poste de guet pour chasser, ou de point de chant pour marquer leur territoire.
Technique
Réglages en bref
- Rougequeue 1/2000 s, f/8, 1250 ISO, 540 mm
- Crécerelle 1/1250 s, f/8, 1250 ISO, 510 mm
- Cadrage Vertical, large ou serré
- Matériel Canon EOS RP, 100-400 mm et multiplicateur 1.4x
Colonne 1
Repérer les bons perchoirs
- Le rougequeue noir et le faucon crécerelle apprécient beaucoup les fils et les clôtures.
- Les branches mortes au sommet des arbres sont bien dégagées et offrent une vue sur toute la prairie.
- Les piquets plantés en bordure de champ servent aussi de postes de guet.
Un perchoir dégagé a un autre avantage : l’oiseau se détache sur le ciel ou sur un fond lointain, donc flou.
Colonne 1
Colonne 2
Le cadrage vertical
Un oiseau posé est un sujet vertical. Pour le crécerelle mâle sur sa branche, j’ai choisi un cadrage vertical et serré, centré sur l’oiseau. Il met en valeur son regard. Un cadrage plus large aurait raconté le lieu, avec la branche et l’espace autour.
Une vitesse pour l’imprévu
Un oiseau posé reste rarement immobile. Un petit oiseau tourne la tête en permanence, et peut s’envoler à tout moment. Les réglages de mes photos de perchoirs le montrent :
- rougequeue noir sur son fil : 1/2000 s, f/8, 1250 ISO, 540 mm ;
- crécerelle mâle sur sa branche : 1/1250 s, f/8, 1250 ISO, 510 mm.
Le rougequeue, plus petit et plus vif, demande une vitesse plus élevée que le faucon, qui reste longtemps immobile à guetter.