Le faucon crécerelle est le petit rapace que l’on croise le plus souvent au bord des routes et des prés. On le reconnaît de loin à sa façon de rester suspendu dans le ciel, ailes battantes, face au vent.
Son nom scientifique est Falco tinnunculus.
© Jérôme Baron-Campos
Le faucon crécerelle est le petit rapace que l’on croise le plus souvent au bord des routes et des prés. On le reconnaît de loin à sa façon de rester suspendu dans le ciel, ailes battantes, face au vent.
Son nom scientifique est Falco tinnunculus.
Le mâle porte une tête et une queue gris-bleu, un dos roux moucheté de noir et une large bande noire au bout de la queue. La femelle, un peu plus grande, arbore un plumage roux barré de brun, de la tête jusqu’à la queue.
En vol, ses ailes longues et pointues et sa queue étroite le distinguent de la buse, plus massive, aux ailes larges et arrondies.
Le crécerelle chasse de deux manières. Il guette depuis un perchoir : un fil, un piquet, une branche morte. Ou bien il pratique le vol sur place, face au vent, la tête parfaitement immobile pendant que ses ailes battent inlassablement.
Dès qu’il repère un mouvement dans l’herbe, il descend par paliers, puis plonge serres en avant. Sa vue perçante lui permet de repérer un campagnol à plusieurs dizaines de mètres.
Le crécerelle vit près de nous toute l’année : il fréquente les prés de fauche, les champs, les talus des routes et même les villages. Les fils électriques et téléphoniques qui traversent les champs comptent parmi ses postes de guet favoris.
Au printemps, les couples s’installent dans un ancien nid de corneille, dans une cavité de falaise ou sous un toit. La femelle y pond quatre à six œufs, et les jeunes quittent le nid au début de l’été.
Ce jour d’avril, je me promène dans la campagne, près de chez moi, mon appareil autour du cou pour saisir chaque belle rencontre. Un faucon crécerelle est posé tranquillement sur un fil téléphonique qui traverse un champ. Il guette ses proies dans l’herbe, en contrebas.
La distance le rassure, et il reste calme. Je m’approche lentement, puis je m’assois par terre, à une vingtaine de mètres de lui. Je le photographie : il est magnifique.
Soudain, il s’envole dans un piqué spectaculaire, bien trop rapide pour mon objectif. Il manque sa proie lui aussi, reprend de l’altitude et revient se poser sur le même fil, une dizaine de mètres plus loin.
Depuis sa nouvelle place, des arbres me cachent l’oiseau. Pour le retrouver, il faudrait m’installer juste sous son fil, au risque de troubler sa chasse. Je choisis de le laisser en paix et je reprends ma promenade, heureux de cette belle rencontre et content de l’avoir laissé chasser tranquille.
Le crécerelle se laisse approcher plus facilement que la plupart des rapaces, à condition de rester à distance et d’avancer lentement. Pour aller plus loin, deux articles détaillent mes réglages.
Rapaces en vol : figer une buse et un fauconLes perchoirs : attendre l’oiseau là où il se pose