Voie lactée traversant le ciel étoilé au-dessus d’une ligne de montagnes sombres, lueur orangée à l’horizon

La Voie lactée depuis ma terrasse

© Jérôme Baron-Campos

Récit de terrain

Le décor

Au printemps, la Voie lactée se lève tard dans la nuit. Pour la voir bien alignée face à moi, je règle mon réveil très tôt : ce 1er avril, à 5 heures du matin, le ciel est à son plus sombre. Depuis ma terrasse, aucun lampadaire ni lumière parasite ne vient troubler la vue.

  • Lieu Ma terrasse, à La Bâtie-Neuve
  • Date 1er avril 2025
  • Moment Nuit
  • Saison Printemps
  • Météo Nuit claire
Jérôme souriant, bras croisés, en polo gris à rayures, devant un fond gris clair

Je m’appelle Jérôme, photographe amateur près de Gap. Le ciel nocturne me passionne, et cette nuit de printemps a décidé de la suite de mon aventure.

Une monture prêtée

Pour cette séance, on m’a prêté une monture de voyage : une Sky-Watcher Star Adventurer de première génération. Fixée sur le trépied, elle tourne lentement pour accompagner le mouvement des étoiles. L’appareil peut ainsi poser longtemps, et les étoiles restent de petits points nets.

120 secondes au lieu de 20

Sans monture, au 20 mm, je m’arrête autour de 20 secondes de pose : au-delà, la rotation de la Terre étire les étoiles en petits traits. Avec la monture, je pose 120 secondes, six fois plus longtemps.

La différence saute aux yeux. La Voie lactée révèle ses nuances, ses bandes sombres de poussière et une foule d’étoiles discrètes que je n’avais encore jamais captées.

Voie lactée traversant le ciel étoilé au-dessus d’une ligne de montagnes sombres, lueur orangée à l’horizon

Voie lactée au-dessus des montagnes avant l’aube — avril 2025

© Jérôme Baron-Campos

Canon EOS RP · Canon EF 20mm f/2.8 USM · 20 mm · f/2.8 · 120s · 1600

Le saviez-vous ?

La Voie lactée est notre galaxie, vue de l’intérieur. Sa bande lumineuse rassemble des milliards d’étoiles, bien trop lointaines pour être distinguées une à une à l’œil nu.

Au printemps, sa partie la plus brillante, tournée vers le centre de la galaxie, se lève en seconde partie de nuit : il faut donc la guetter avant l’aube, loin de toute lumière.

Ce que je retiens

Cette nuit-là m’a convaincu : pour photographier le ciel, une monture qui suit les étoiles change tout. Depuis ce jour, je voulais la mienne. Après des mois de recherches et quelques choix cornéliens, j’ai finalement opté pour un modèle bien plus imposant : mon télescope, sur sa monture motorisée.

Mon télescope Celestron 200/1000

Réglages : Canon EOS RP sur monture Sky-Watcher Star Adventurer, Canon 20 mm, f/2.8, 120 s, 1600 ISO.

Le Canon 20 mm, mon objectif des nuits étoiléesUne autre nuit depuis ma terrasse : la comète Lemmon

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